Importance d'une bonne respiration en Naturopathe

Vivre 42 jours sans manger ? Possible. Passer 72h sans boire ? Envisageable. Mais vivre 5 minutes sans respirer ? A moins de s'appeler Jacques Mayol, il n'en est pas question. Chaque jour, en quelques 150000 respirations, c'est environ 10000 litres d'air que nous avalons. Ces chiffres sont vertigineux. Ils coupent véritablement le souffle : )

S'installer au bord de la mer après avoir tenu une quinzaine d'années dans une bourgade aussi isolée et dépeuplée que Paris, c'est comme découvrir le goût du levain après avoir été gavé de carton pâte industriel. C'est nourrir l'étrange envie de lécher tout ce qui se trouve désormais sous ses pieds, c'est vouloir sucer des galets, dévorer le lichen ou sniffer des algues en paillettes. C'est même chérir ce cadeau liquide et gluant qu'une mouette vous fait sur le crâne un beau matin en sortant de chez vous... A Dieppe, tout est beau, tout est bon, tout sent la vie, l'espace, un certain esprit de fête.

Mais vivre ici, pour moi l'ancien asthmatique que les pneumologues souhaitaient hospitaliser à chaque consultation, c'est également ouvrir grand mes bronches à nouveau, c'est remplir mes poumons d'air normand, gourmand, c'est sentir l'Oxygène se fixer sur chacune de mes alvéoles, c'est vouloir danser à fond les ballons au milieu des éléments. C'est aussi jouir de cette folle ivresse et reprendre conscience de cette fonction physiologique que nous oublions tous : la respiration. Ben oui tellement automatique voire quasi invisible, elle se cache souvent en haut de notre poitrine derrière un souffle court, rapide et minuscule. Et pourtant... 

J'inspire, j'expire, je respire...

... Si effectivement nous pouvons consciemment moduler (ralentir, accélérer, retenir) notre respiration, certains facteurs influent également qui peuvent la modifier : l'effort physique, le stress, le sommeil, la fièvre, l'irritation des voies respiratoires, l'altitude...

En Naturopathie, nous insistons constamment sur la nécessité de BIEN respirer, de bien EXPIRER également afin de muscler et d'assouplir notre diaphragme et nous plaçons la respiration au centre de maintes recommandations. Maîtriser son souffle, c'est maîtriser son corps, ses émotions, c'est s'inscrire activement dans la vie (entre notre premier et notre dernier souffle) et aborder son quotidien de manière différente et surtout consciente...

3 paramètres importants de la respiration

1-L'amplitude respiratoire (ou volume) :

Amplitude de la RepirationLarge, complète, limitée ou étroite, l’amplitude moyenne habituelle du diaphragme est de 6-8 cm. Mais elle peut facilement aller à 12 cm avec de l’entraînement. Notre capacité moyenne est de 4 à 5 litres (7 litres chez Jacques Mayol)
Avec une bonne inspiration, la pression artérielle et celle du liquide extra cellulaire augmentent, les nutriments passent dans la cellule.
Avec une bonne expiration, les déchets sortent de la cellule et ce, de manière passive, c'est à dire sans nécessiter d'ATP...

Il peut arriver que la cage thoracique soit limitée dans ses variations lors de grossesses, de déformations vertébrales, de tétanies musculaires, d'obésité ou de compression des vêtements. La qualité de la respiration reposant sur sa régularité, comme pour un entraînement sportif, il suffit simplement de la travailler régulièrement pour l'amplifier et mieux débloquer les instants qui vont la contraindre.

2-Le rythme (ou la fréquence)

Fréquence respiratoireLente, rapide, régulière, la fréquence normale est de 12 à 15 cycles par minutes au repos. Ralentir le rythme permet d’optimiser le système nerveux parasympathique (notre guérisseur intérieur), d’apporter une bonne réponse au stress et de favoriser notre longévité. L'accélérer au contraire mobilise nos ressources et nous prépare à l'action, nous réchauffe en excitant nos muscles et notre système nerveux.

Le rythme respiratoire semble biologiquement lié à la longévité des espèces : celles qui vivent le plus longtemps (éléphant, tortue) respirent le plus lentement. Coïncidence ? Pur sophisme ? L’idéal serait-il donc de privilégier la relaxation, la méditation et d'éviter les excitations intempestives inutiles ?

3-Le lieu de la respiration (ou zone respiratoire)

Zone respiratoireOu respire-t-on ? En bas, dans le ventre ? En haut, dans le thorax ?

Conscientiser le lieu de notre respiration et explorer les zones où nous choisissons de ventiler nous aide à mieux déjouer certains automatismes délétères et à refaire circuler l'énergie dans tout notre corps.

Le stress ayant un impact sur ces trois paramètres, travailler sur ces 3 paramètres, c’est travailler sur les conséquences du stress.

Intérêts de la respiration

Respirer, c'est avant tout se nourrir

Respirer, se nourrir1-Les globules rouges du sang se chargent en Oxygène dans les poumons (ventilation pulmonaire),
2-L'Oxygène est ensuite véhiculé via le système circulatoire artériel jusqu’aux cellules (migration des gaz par voie sanguine),
3-L'Oxygène pénètre alors dans les mitochondries de nos cellules et se combine au glucose pour produire de l’énergie (respiration cellulaire).
4-Le Dioxyde de Carbone qui en résulte, ressort, rejoint la circulation veineuse pour être alors évacué par l'intermédiaire des poumons.

Bien respirer, c'est permettre à ce cycle énergétique de bien fonctionner, c'est se doter de carburant pour nourrir tous nos tissus, c'est aussi sortir les poubelles et ne pas laisser les déchets encrasser nos cellules.

Respirer, c'est également bien digérer...

Lorsque nous respirons amplement, notre diaphragme bouge avec souplesse et dans son mouvement, appuie alors sur nos organes et viscères comme autant d'éponges. Ce brassage humoral est important car, en activant également la circulation au niveau de tous les organes abdominaux, nous luttons contre la constipation et facilitons ainsi une meilleure digestion en nous opposant aux spasmes internes. Cela dit, rien ne vaut une bonne mastication pour assimiler correctement les nutriments :)

En respirant, nous assurons des fonctions métaboliques de première importance.

Respirer pour assurer des fonctions metaboliques de première importanceEn nous oxygénant correctement, nous permettons au pH de notre corps de se maintenir dans des constantes vitales (entre 7,30 et 7,45), notamment en rejetant l'acide lactique par les poumons. Lorsque ce paramètre varie en dehors de ces normes, des protéines fondamentales comme les enzymes peuvent perdre de leur fonctionnalité et muter. Cette dénaturation va les empêcher de travailler correctement et altérer la fonction physiologique de nos systèmes. Une sous respiration acidifie notre sang, stresse notre hypothalamus, amplifie l'angoisse et l'anxiété.

Le sang artériel perd 10% de sa teneur en graisse lors de sa traversée pulmonaire. En effet le poumon arrête les graisses lorsqu'elles passent en les fixant et les détruisant par combustion. Bien respirer pour mieux maigrir ? Pas si fou que cela surtout si l'on garde à l'esprit qu'une ample respiration ventrale diminue notre sécrétion de cortisol qui lui dérègle notre résistance à l'insuline...

Respirer, c'est se protéger, épurer, filtrer...

Respirer pour mieux se protegerQui n'a jamais hyperventilé entre ses doigts l'hiver pour réchauffer ses mains ? Ou ralenti son souffle lors d'une journée très chaude pour rafraîchir son corps ? Nos poumons fonctionnent comme de fantastiques petites climatisations autonomes pour que notre corps conserve une température juste et régulière de 37,7.

Le contact permanent avec l’air ambiant amène le poumon à être constamment agressé par des produits toxiques, des poussières ou des germes plus ou moins pathogènes. En contractant nos muscles bronchiques, nous permettons une épuration physique des particules par engluement et expulsion. Nos poumons secrètent également des immunoglobulines : leurs alvéoles, contenant des cellules immuno-compétentes, nous aident à lutter contre les germes... Mais attention à nos voisins lorsque, en phase de fébrilité morbide, nous expectorons les virus pris aux pièges de nos mucosités. Et notamment après des épisodes tragiques comme celui que nous venons de connaître avec le COVID19 :(

L'appareil respiratoire est un filtreEn Naturopathie, on considère que l'appareil respiratoire constitue un émonctoire de secours qui rejette certes les acides volatiles mais aussi les déchets mucosiques, en venant à la rescousse de notre trio intestin-foie-vb lorsque celui ci n'a pas joué correctement son rôle de filtre ou qu'il est débordé.

Aussi lors d'épisodes de rhumes, de catarrhes (otorrhée, rhinorrhée, leucorrhée, bronchorrhée), je déconseille fortement la consommation d'aliments dits muco-producteurs, de crème fraîche, de fromages gras, de graisses animales ou végétales, voire même d'oléagineux pour éviter cet excès de lipides que notre foie a du mal à traiter et qu'il renvoie alors vers nos muqueuses. Indirectement la consommation de sucres et de farineux participent aussi à la formation de mucose toxique, les sucres excédentaires se transformant en mauvaise graisse. Pas besoin d'en rajouter dans nos bronches qui sont déjà suffisamment encombrées... Une petite monodiète un soir de semaine permet de libérer parfois ses poumons plus rapidement.

Mais respirer, c'est aussi surtout chasser la fatigue et combattre le stress

Sous l’effet d’un stress, avez-vous remarqué combien notre souffle se modifie ? Notre diaphragme spasme, notre respiration s'accélère, nous respirons de manière irrégulière et avec le haut de notre poitrine... Nous nous préparons ainsi à fuir ou à combattre, c'est notre manière instinctive de mobiliser notre énergie pour assurer notre survie. Il y a fort longtemps, sans cette préparation physiologique, nous n'aurions pas fait le poids face aux multiples dangers que nous rencontrions dans la nature. Aujourd'hui les dangers sont moindres mais la réponse est la même qui nous réinstalle dans les mêmes peurs que nos lointains ancêtres...

Aussi pour apaiser les émotions jugées parasites ou retrouver le contrôle de nos émotions, n'avez-vous jamais fait l'expérience d'une bonne respiration ventrale ? Elle consiste à libérer et diriger son diaphragme vers le bas en imaginant un petit ballon dans notre ventre que nous remplissons/vidons d'air avec lenteur. C’est cette respiration que nous adoptons naturellement au moment du sommeil. Elle libère nos tensions musculaires et favorise l’émission, par notre cerveau, d’ondes alpha, les ondes de la relaxation, de la détente.

Combattons le stress en respirant mieuxEn ralentissant notre souffle, nous abaissons notre rythme cardiaque et notre tension artérielle. Nous pouvons neutraliser ainsi une part de la perception de la douleur, c'est un des grands principes utilisé par l'Hypnose Eriksonnienne. Nous apaisons notre mental, nous orientons notre concentration et nous facilitons notre endormissement. Bâiller a d'ailleurs un effet relaxant immédiat par son action sur le système parasympathique, mais également parce qu’il existe de nombreuses connexions entre le cerveau et la mâchoire. Je ne peux que vous inciter à bailler, soupirer, chanter voire rire aux éclats pour abandonner toutes les micro contractures involontaires qui s'accumulent dans une journée.

Enfin quelle incroyable sensation de plénitude et de présence au monde que de respirer en toute conscience, quelques minutes par jour, en méditation ou au rythme de la cohérence cardiaque.

Méditer, c'est retrouver son énergie, une belle attention à tout ce qui nous entoure, travailler son intériorisation et un certain détachement tout en s'ouvrant au monde, c'est apporter de la paix au corps, de la confiance, de la créativité et surtout diminuer les effets délétères du stress. S'y initier, c'est faire un pas hors du jugement, jouir de l'instant présent tel qu'il se présente à nous en explorant via le souffle, nos sensations, en accueillant la vie sans la fantasmer ou la regretter, c'est accepter ce qui nous entoure et fait de nous de belles et grandes personnes.

De nombreuses études ont montré que la pratique de méditation de pleine conscience modifiait durablement le cerveau. Plus vous méditez, plus vous êtes capable de pensées abstraites, d'apprendre, de ressentir des émotions positives et d'être en état d'agir. La méditation transcendantale (qui consiste à se concentrer sur soi en chantant des mantras) diminuerait même la pression artérielle en 16 semaines seulement (à raison de 2 séances de 20 minutes par jour) et pourrait augmenter la longévité. Pourquoi hésiter ?

Optimiser sa respiration...

...en se procurant un ioniseur aromatique, c'est à dire un diffuseur d’arômes végétaux authentiques qui permettent d’enrichir du même coup l’air inspiré en ions négatifs et en arômes qui parfument, assainissent (les Huiles Essentielles -HE- tuent souvent les microbes voire les virus), relaxent ou tonifient. Mais renseignez-vous bien auprès de votre Naturopathe pour connaître les bonnes HE à utiliser, certaines HE ne se prêtent pas du tout à la diffusion, certaines sont neurotoxiques, abortives, déconseillées voire interdites aux femmes enceintes, aux jeunes enfants, etc.

Pour ceux qui souffrent de sous-oxygénation, le recours régulier au Bol d’Air Jacquier est un incontournable. Il augmente et entretient notre faculté d’assimilation de l’oxygène normalement respiré. Cet outil contribue ainsi à préserver un bon état de santé ou aide ceux qui ont une respiration déficiente. On peut acheter le Bol d’air à usage personnel, mais on peut aussi effectuer des cures chez les thérapeutes qui en sont équipés.

Description d'une respiration ventrale

Autre possibilité pour s’aider à accueillir la respiration basse : essayer de repousser la main en osant gonfler franchement mais lentement le ventre et ramener l’abdomen en position de départ de l’expiration.

Respirer ainsi 3 à 12 fois, lentement, par le nez.

On peut aussi se placer devant une glace : sur l’inspiration, les épaules ne bougent pas, le thorax ne se gonfle pas.

Pour que cette pratique soit complète : il est important de faire suivre une expiration complète avec la participation des muscles abdominaux afin d’équilibrer le tonus abdominal.

SOURCES & RÉFÉRENCES :
Tortora
Alternative Santé 44 - Février 2017 : Respiration, apprenez à rester en bonne santé
Plantes & Bien-Être 29 - Octobre 2016 : Respirez ! Les huiles essentielles font le ménage dans l’air
Christian Brun : Le Grand Livre de la Naturopathie
Christian Brun : Le Grand Livre du Bien-Être au Naturel
Daniel Kieffer : Se régénérer pour bien vieillir
Cenatho : 219 Appareil Respiratoire
Cenatho : 315B Troubles Respiratoires
 

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Thierry Perrin

Praticien de Santé Naturopathe - Micronutrition

• Diplômé du Collège Européen de Naturopathie Traditionnelle Holistique©, CENATHO, Enseignement Daniel Kieffer

• Naturopathe certifié de la Fédération Française des Ecoles de Naturopathie, La FENA

• Membre de l’Organisation de la Médecine Naturelle et de l’Education Sanitaire, OMNES (lire la charte éthique)

• Formé à la Micronutrition par Vincent Castronovo

• En savoir plus sur mes diplômes et formations
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Thierry Perrin Naturopathe

Prof d’Anglais, puis Web Designer autodidacte,je me suis longtemps intéressé aux médecines alternatives et aux bienfaits de l’alimentation jusqu'à développer au fil des ans une hygiène de vie plus ou moins irréprochable :)

Lorsque j'ai découvert par hasard la Naturopathie holistique, un déclic immédiatement a mis en place toutes les pièces du puzzle dans ma tête, une porte s’est ouverte qui m'a permis d’apporter cohérence et altruisme à mon parcours de vie. Cette discipline m'aide depuis à nourrir mes aspirations profondes et s’inscrit dans une démarche globale, celle d’apporter mon soutien à mes congénères tout en continuant de rendre le monde plus beau -car en meilleure vitalité...

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